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- Canicule : 8 leviers concrets pour rafraîchir les bâtiments (sans tout miser sur la clim)
Il est essentiel de distinguer une forte chaleur d’une canicule. Une forte chaleur peut généralement être gérée au cours de la journée, en se protégeant du soleil et en limitant les apports de chaleur dans le bâtiment. La canicule, en revanche, change profondément la donne : elle s’installe dans la durée, avec des températures très élevées, de jour comme de nuit, pendant plusieurs jours consécutifs (selon les départements). C’est précisément cette absence de répit nocturne qui pose problème. Lorsque le bâtiment ne peut plus se refroidir la nuit, la chaleur s’accumule progressivement, et la température intérieure augmente jour après jour y compris dans des bâtiments bien isolés. Face à ces situations, il n’existe pas de solution unique. Le confort d’été repose sur une approche globale et progressive : limiter les apports de chaleur, ralentir leur transmission, évacuer celle qui s’est infiltrée, puis améliorer le ressenti des occupants. Et surtout, inutile de culpabiliser les usagers : le confort d’été résulte de nombreux facteurs, le bâtiment, ses équipements, son environnement, les usages et reste aussi, en partie, une perception individuelle. Plus qu’une question de confort, c’est un enjeu de santé, de continuité d’usage et parfois même de maintien de l’activité. Découvrez dans cet article 8 solutions, hors climatisation, proposées par Guillaume DELOUCHE, Directeur Agence ALTEREA Stratégie Climat, pour rafraîchir les bâtiments face aux épisodes de canicule. 1. Agir sur les baies vitrées Dans beaucoup de bâtiments, la priorité numéro un, ce sont les baies vitrées, car elles concentrent une grande partie des apports solaires. En France, environ la moitié des baies vitrés exposées au soleil n'ont pas de protection solaires. La logique est simple : mieux vaut arrêter le soleil avant qu’il n’entre, plutôt que chercher à rafraîchir après coup. C’est là qu’interviennent les occultations extérieures, les brise-soleil, les protections mobiles et, selon les cas, des vitrages à contrôle solaire. Les principes bioclimatiques et la RE2020 insistent d’ailleurs sur le rôle du facteur solaire des baies, de leur orientation et de la possibilité de les ouvrir pour améliorer le confort d’été.Il faut aussi rappeler que l’efficacité dépend beaucoup de l’usage réel. Une protection solaire très performante n’est utile que si elle est fermée aux bonnes heures, puis rouverte quand cela redevient pertinent. Là encore, il ne faut pas moraliser : si les occupants ne ferment pas les occultations, c’est souvent parce que le bâtiment n’a pas été pensé pour rendre ce geste simple, lisible et compatible avec la lumière, la vue, la sécurité ou les horaires d’occupation. 2. Agir sur les murs et les toitures Les murs et surtout les toitures jouent aussi un rôle majeur dans les surchauffes estivales. Une paroi foncée absorbe davantage le rayonnement solaire ; à l’inverse, des teintes plus claires ou des revêtements réfléchissants de type “cool roof” permettent de réduire l’échauffement de surface et donc une partie des transferts de chaleur vers l’intérieur. Les travaux et expérimentations en cours sur le confort d’été montrent justement l’intérêt de comparer toitures végétalisées, toitures témoins et toitures réfléchissantes pour limiter la surchauffe. Le choix de couleur ou de revêtement n’est pas un détail esthétique : c’est un levier concret d’adaptation. Bien sûr, il faut tenir compte du contexte architectural, patrimonial et technique, mais sur certains bâtiments tertiaires, scolaires ou industriels, ces solutions peuvent produire des gains significatifs sans alourdir les usages quotidiens. A part depuis le ciel, on ne voit que rarement les toitures terrasses depuis la rue.
- ANRU 3 : un nouvel élan pour le renouvellement urbain (2026‑2040)
Alors que le Nouveau programme national de renouvellement urbain (ANRU 2) touche à sa fin, l’État engage en 2026 un troisième programme de rénovation urbaine pour prolonger la transformation des quartiers en difficulté jusqu’en 2040. Ce plan « ANRU 3 », intégré au futur projet de loi « Relance du logement », vise à poursuivre la requalification des quartiers prioritaires tout en élargissant le périmètre d’actions aux centre-villes en déprise et aux territoires oubliés avec une ambition affirmée de mixité sociale, durabilité et sécurité renforcées. L’annonce suscite l’adhésion des acteurs locaux, mais pose aussi des questions sur son financement et ses orientations. Découvrez le contexte, les objectifs et les enjeux d’ANRU 3, ainsi que les perspectives pour les territoires et les professionnels de la rénovation durable. Un programme pour éviter la « rupture » après 2026 ANRU 3 (3e programme national de renouvellement urbain) est pensé comme un relais immédiat pour éviter une rupture après la fin du programme actuel, indispensable selon l’ensemble des acteurs du logement social. En effet, le deuxième programme (NPNRU) doit achever ses engagements d’ici 2027, et les élus locaux ainsi que les bailleurs sociaux craignaient qu’aucun dispositif ne prenne le relais sur la période post-2026. À l’occasion d’un déplacement à Marseille le 23 avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu, accompagné du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, a donc annoncé officiellement la préparation d’ANRU 3. Intégré dès l’article 1 du projet de loi « pour la relance du logement », ce programme devra être examiné par le Parlement à l’été 2026.
- Transformer une cour de résidence en îlot de fraîcheur urbain
Face à l’intensification des vagues de chaleur, aux canicules à répétition et à l’augmentation des températures en ville, la question de l’adaptation des espaces urbains devient centrale. Selon Météo France, le réchauffement global lié aux activités humaines atteint +1,4 °C au niveau de la planète par rapport à la période préindustrielle. Près de 50 % de plus en Europe (+2,3 °C) qui est le continent qui se réchauffe le plus vite. Les surfaces minérales, très présentes dans les quartiers denses, accumulent la chaleur et participent au phénomène d’îlot de chaleur urbain. Dans ce contexte, transformer les espaces extérieurs en îlots de fraîcheur constitue une solution concrète pour améliorer le confort thermique des habitants. Parmi les initiatives qui se développent en France, le concept de cour végétalisée s’impose comme une approche particulièrement intéressante. D’abord expérimentées dans les établissements scolaires, ces transformations s’appliquent désormais aux cours de résidences. L’objectif est simple : transformer une cour minérale et peu utilisée en espace végétalisé, frais et agréable à vivre. Mais comment concrètement transformer une cour de logement en îlot de fraîcheur ? Quels aménagements privilégier et quels bénéfices attendre pour les habitants ? Transformer une cour minérale en îlot de fraîcheur
- Cours végétalisées : comment transformer votre cour d’école en îlot de fraîcheur
Face à l’intensification des vagues de chaleur en ville, des canicules à répétition et des hausses de température dans les locaux scolaires l’été (+ de 30°C), les cours d’école apparaissent comme des espaces clés pour agir concrètement contre les îlots de chaleur urbains. Longtemps dominées par le bitume et les surfaces imperméables, elles se transforment progressivement grâce au concept de cours végétalisées : des espaces plus naturels, végétalisés et rafraîchissants, conçus pour améliorer le bien-être en milieu scolaire tout en contribuant à l’adaptation climatique des villes. De Paris à Lyon, ces projets se multiplient et démontrent qu’il est possible de transformer une simple cour de récréation en véritable îlot de fraîcheur, bénéfique à la fois pour les élèves, les enseignants et les habitants du quartier. Un projet né face aux défis climatiques urbains Les villes concentrent fortement les effets des vagues de chaleur. Les surfaces minérales (béton, bitume…) accumulent la chaleur et la restituent la nuit, aggravant le phénomène d’îlot de chaleur urbain.
- REX - Premier bilan carbone complet du CHU de Nantes
Comment engager un établissement hospitalier de près de 14 000 professionnels dans une démarche structurée de réduction de son empreinte carbone ? Comment transformer une obligation réglementaire en véritable levier de mobilisation interne ?




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